27/08/2005
Cher public,
Oui, comme vous avez pu le lire dans ces pages, je me suis réconciliée avec Madame Poulain, notre dévouée gardienne d'immeuble, une femme qui a beaucoup souffert et qui sait, mieux que d'autres, vous écouter et vous réconforter.
Je suis allée la voir mercredi soir pour faire la paix. En guise de calumet, une bonne bouteille de champagne. Je savais que ça allait aussi vite la décrisper. Evidemment, comme elle a un peu d'entraînement la Poulain (ceci dit sans aucune méchanceté, je t'adore ma chérie !), je suis allée en chercher d'autres par la suite lors de cette très agréable soirée. On a bu, on a ri, on a pleuré aussi... On a parlé de jules, elle de son Raoul, moi de mes nombreux amants. Ce fut une belle soirée de réconciliation. J'en avais bien besoin après l'épisode Charly. Dans les coups durs, il faut toujours aller vers les gens qui vous connaissent et qui vous aiment malgré tout. La Poulain fait partie de ces gens. Oh certes, elle n'est pas très cultivée, elle prend vite ombrage, mais c'est une brave fille qui a le coeur sur la main, toujours prête à rendre service. Evidemment, je n'ai jamais porté plainte contre elle, c'était juste pour lui faire peur. La guerre est finie.
Trois bouteilles et un fond de poire plus tard, alors que je lui racontais une de mes croustillantes anecdotes sur Rosy Varte et Michel Piccoli, elle s'est endormie d'un coup sur sa toile cirée, le nez dans Ici Paris (on avait ricané ensemble des photos de Véronique Genest). Je l'ai donc laissée là pour remonter chez moi. Mais l'ascenseur était en dérangement ou alors c'est moi qui n'arrivait pas à appuyer sur le bouton (j'étais un peu pompette). Je suis remontée à quatre pattes. Quand je suis arrivée au quatrième, j'ai entendu des drôles de bruits. Enfin, des bruits très caractéristiques... Ça venait de l'appartement de la petite Emma. Comment vous décrire ce que j'ai entendu. Disons qu'elle avait de la visite... et qu'elle était bien contente...
Je suis ravie pour elle, il semblerait qu'elle et le petit Majerot poursuivent leur liaison !
C'est beau l'amour tout de même...
Oh rassurez-vous, je dis ça sans amertume. J'ai déjà oublié Charly. Je suis une battante et une amoureuse, j'y crois encore ! Mais je vais faire une pause et me concentrer sur ma carrière. Et puis qui sait, un jour...
Je vous embrasse.
Votre idole,
Christine Labelle  |
|  L'immeuble haussmannien, situé au 12 rue Legendre
, comporte cinq étages:
Au rez-de-chaussée
A gauche, une boutique du nom de Curiosités, un bazar tenu par Madame Bernadette Morde, une femme très âgée.
A droite, la loge de la gardienne, Madame Poulain, en place depuis presque 30 ans.
Au 1er étage
A gauche: l’appartement de Madame Morde
A droite: l’appartement de Monsieur Raphaël Majerot, 28 ans, employé dans une station service sur l’autoroute.
Au 2eme étage
A gauche: un homme seul avec son fils de 11 ans, le petit Lucas. L’enfant semble plus motivé par l’expérience que son père.
A droite: Monsieur Simone Amouretti, 45 ans, divorcé, et ses deux enfants dont il a la garde une semaine sur deux.
Au 3eme étage
A gauche: la famille Charlier en vacances tout l’été. C’est Amandine, 18 ans, leur fille aînée qui garde le chat et tiendra son blog.
A droite: une jeune femme de 22 ans, seule héritière d’une famille illustre dont l’empire est colossal.
Au 4eme étage
A gauche: Monsieur Vincent Barber, que nous avons réussi à convaincre bien qu'il accueille chez lui un ami pendant la durée de l’expérience.
A droite: appartement vacant depuis plusieurs mois. Le propriétaire habite en Finlande et n’a pu être contacté, malgré les efforts du Syndic, le cabinet Atand.
Au 5ème étage:
L’appartement de Mademoiselle Christine Labelle fait tout l’étage. Il s'agit d'une actrice-chanteuse célèbre notamment pour la série de films « Tendre Françoise » dans les années 60-70.
Les blogs de ces 9 voisins paraîtront pendant tout le mois dans La Dépêche, ainsi que sur le site www.gayattitude.com
, dont nous remercions les deux webmasters, Matt et Garoo, pour leur accueil. |
 |